L’office de tourisme relaie les informations transmises par la Préfecture au 27 février 2026 :
Suite à l’éboulement rocheux survenu dans la nuit du 30 au 31 janvier 2026 occasionnant la fermeture totale de la RN20 entre les communes Mairie Ax les Thermes et de Mérens-les-Vals, les travaux de sécurisation du versant ont permis de restaurer les conditions de sécurité qui préexistaient sur la RN20 avec plus de sept semaines d’avance sur le calendrier initial, et ainsi de ré-ouvrir cet axe transfrontalier à la circulation avec des strictes mesures de sécurité pour la circulation à compter du lundi 9 mars 2026.
Depuis la survenance de cet éboulement rocheux, l’accès à Mérens-les-Vals et à l’hospitalet près l’andorre ainsi qu’à la principauté de l’Andorre, est fortement restreint pénalisant la vie quotidienne de ses habitants tout comme l’économie du territoire, amenant l’État et les collectivités locales à mettre en place des dispositifs d’accompagnement.
Concernant la remise en service de la RN20, des opérations d’envergures ont été engagées dès la survenance de l’événement grâce à une mobilisation totale des moyens humains, juridiques et financiers de l’État et de ses opérateurs.
Dès le samedi 30 janvier, des analyses de stabilité et de sécurité ont été menées, à la demande de la DIRSO, par RTM, le CEREMA, l’entreprise NGE Fondations et le bureau d’études SAGE. Ce travail d’expertise a permis d’identifier trois secteurs d’intervention sur la paroi rocheuse :
• La zone de départ de l’éboulement : cette zone a été rapidement sécurisée par purge des quelques éléments instables résiduels.
• Deux masses d’un total de 100 m³ potentiellement très instables et participant à soutenir un bloc de 500 m³ situé juste au-dessus : après mise en sécurité par des câbles, ces masses ont été ancrées dans la paroi par boulonnage. Cette opération s’est achevée le dimanche 22 février.
• Quant au bloc de 500 m³, il a fait l’objet d’études permettant d’évaluer sa stabilité. Ces études ne pouvant être lancées qu’une fois la stabilisation des deux masses de 100 m³ assurée.
Ces études d’experts permettent de conclure à la stabilité de ce bloc qui nécessitera des études et travaux complémentaires à moyen terme.
Cette situation permet la réouverture de la route à compter du lundi 9 mars, dans de strictes conditions de sécurité. Les experts ayant conclu que les conditions de sécurité qui préexistaient sur la RN 20 étaient maintenant restaurées.
Des capteurs de déplacements pour détecter un éventuel mouvement du bloc rocheux couplé à un dispositif d’arrêt immédiat des véhicules en amont de la zone concernée sur la route nationale par feu rouge clignotant, sont en cours d’installation. Ce dispositif est utilisé dans d’autres régions montagneuses en France. La sécurité des usagers et la circulation sur ce tronçon nécessiteront le strict respect de cette signalisation, en particulier l’arrêt immédiat au feu rouge clignotant et l’interdiction absolue d’arrêt sur toute la zone potentiellement impactée par les chutes de blocs (appel 17 en cas de panne).
Lorsque les études complémentaires du bloc rocheux seront achevées, une nouvelle fermeture de la route sera nécessaire pour réaliser de nouveaux travaux. Cette fermeture anticipée permettra de limiter l’impact sur l’ensemble des usagers.
En parallèle, une réévaluation des risques sur l’ensemble de ce secteur va être menée afin d’identifier les éventuelles autres instabilités qui pourraient être traitées pendant la même période de fermeture.
Le préfet de région Occitanie a adressé ce jour une lettre au chef de gouvernement andorran pour l’informer de la réouverture, des travaux et études réalisés, des modalités de circulation mises en œuvre et de la nécessité, à moyen terme, de nouveaux travaux de sécurisation de la falaise.
Dans l’attente de la réouverture de la route, le ministre des transports français vient d’accorder une autorisation exceptionnelle de cabotage aux entreprises de transport andorranes pour permettre un réapprovisionnement des commerces impactés.
Hervé Brabant, préfet de l’Ariège, remercie vivement l’ensemble des personnels mobilisés, en particulier les services de la direction interdépartementale des routes Sud-Ouest (DIRSO), le service de restauration des terrains en montagne (RTM) de l’ONF et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) : tout a été mis en œuvre pour que le chantier de sécurisation de la falaise puis de réfection de la chaussée se déroule dans les meilleures conditions de sécurité et dans les meilleurs délais possibles.
Follow









